
Dans un jugement rendu le 3 janvier 2019, le juge fédéral de Manhattan estime que la ville outrepasse ses droits. La ville de New York violerait le 4e amendement de la Constitution américaine qui protège contre les perquisitions et les saisies non motivées. Les effets de l'arrêté sont suspendus jusqu'au dénouement de l'affaire.
Le maire Bill de Blasio pense gagner la procédure car il s'agit pour lui d'empêcher les locataires et les propriétaires privés de concurrencer illégalement et de façon déloyale l'activité hôtelière dans la Grosse Pomme (The Big Apple, ndlr).
La justice américaine, en donnant temporairement raison à Airbnb et à ses utilisateurs, permet à la plateforme honnie par de nombreux élus municipaux dans le monde, comme à Paris ou à Barcelone, de crier victoire pour « les milliers de New-Yorkais qui utilisent Airbnb pour joindre les deux bouts » ; elle se félicite de ce que « le tribunal a reconnu l’importance fondamentale des droits constitutionnels des New-Yorkais et le caractère sacré de leurs domiciles ».
Plus grand locataire au monde sans avoir un seul bien à louer, la créative Airbnb, lancée en août 2008, se finance en percevant un pourcentage sur les réservations payées. Le troisième trimestre 2018 voit la firme atteindre un record, avec 1 milliard de dollars de chiffre d'affaire et plus de 3 000 salariés.
Et à Paris ?
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