Les choix de Serge Robin sont ceux d’un homme ancré dans son époque, cultivé et sensible mais aussi connaisseur de l’évolution des arts. De nombreux objets de maîtrise, dont une Tour Eiffel en bois déjà citée par Paris Tribune, montrent le génie perpétué des bâtisseurs.
Mais la passion du décor conduit naturellement au théâtre. Un portrait de qualité de la comédienne Rejane (1856-1920), aussi connue à son époque que Sarah Bernhardt, figure au catalogue sous le numéro 171. Non signé, il est toutefois attribué à Louise Azema (1858-1827). Cette huile sur toile ornée d’un beau cadre ancien en bois doré est estimée de 1.000 à 1.200 €.
Pour des collectionneurs fortunés, le lot numéro 177, est un nu assis d’Edouard Vuillard du début du XXème siècle, huile sur toile signée du cachet d’atelier en bas à droite de 23,5 x 22 cm. L’estimation : 40.000 à 60.000 €.
Né en 1868 et décédé en 1940, Edouard Vuillard participe à « la confrérie des nabis » avec Pierre Bonnard, tout en se réclamant de Paul Gauguin. Il s’oriente davantage vers des portraits. Il devient l’un des peintres en vogue auprès de la bourgeoisie parisienne.
Et puis, bien sûr, le mobilier et des objets de décoration de Serge Robin qui a travaillé pour des familles connues de tous, à travers le monde entier, aussi bien des familles royales, du Roi des Belges au Shah d’Iran, que pour de célèbres américains des Rockefeller au Kennedy ou bien encore la famille princière d’Arabie Saoudite et des français illustres y compris Charles de Gaulle.
Comme lors de chaque vacation, au prix d’adjudication s’ajoute les frais de vente de 23,92 % TTC et les estimations sont toujours hors frais.
Dandy, créatif, Serge Robin vend parce qu’il quitte Paris pour les Etats-Unis d’Amérique. La France du talent est atteinte d’un mal sur lequel les candidats à la présidentielle devrait s’exprimer : l’émigration.

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