Dans sa demande de renvoi adressée à la Cour,
Maître Alexis Gublin, avocat du maire du 6e arrondissement, argumente en rappelant qu'il a perdu en 1ere instance car le Parquet n'ayant pas fait appel, il n'y a plus d'affaire pénale. Son client
Jean-Pierre Lecoq fait appel sur les intérêts civils, c'est-à-dire pour faire payer Vaea Devatine, directrice de publication de
Paris Tribune. Selon lui, il n'y aurait pas lieu de plaider au jour convenu et il demande le renvoi.
Maître Gérard Ducrey, avocat de la défense, expose qu’il ne doute pas de la loyauté de son confrère, avocat de la partie adverse.
"Oui, acquiesce la Présidente,
(même si) il n'y a pas de preuves". Maître Gérard Ducrey relève en revanche que le cabinet de Maître Alexis Gublin a l'habitude des affaires de presse et que ses collaborateurs sont expérimentés.
"Le pouvoir judiciaire ne peut être placé sous influence de la politique municipale" explique-t-il,
"il (Jean-Pierre Lecoq) aurait pu se faire représenter !" Madame la présidente de la Cour d'Appel acquiesce et indique qu'elle a bien rappelé à Maître Alexis Gublin qu'un confrère peut plaider à sa place :
"Je lui ai dit qu'il pouvait se faire remplacer". La salle sent la jeune avocate du
cabinet Delecroix Gublin être sur le point de défaillir.
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Le gain politique de Jean-Pierre Lecoq.
Articles :
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13 février 2014 : Exclusif : Plaidoirie reportée, flash-back sur les plaidoiries.
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17 juin 2013 : Jean-Pierre Lecoq ne veut pas d'investigation dans le VIe arrondissement par Paris Tribune : le compte-rendu d'audience.
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9 juin 2013 : Jean-Pierre Lecoq perd contre Paris Tribune : le jugement.
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13 septembre 2010 : Jean-Pierre Lecoq : "Je ne m’occupe pas de la communication".
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Un élu peut être critiqué plus librement que les citoyens ordinaires.
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