Pour animer la séance, le maire a convié Claire Brisset, médiatrice de la Ville de Paris, Danièle Aguanno, médiatrice du bailleur social Paris Habitat, Paul-Andrew Krieger, médiateur du 2e arrondissement, Gabrielle Planès, présidente de l’Association Nationale des Médiateurs accompagnée de son vice-président Alain Roy, et les Pierrots de la nuit.
Le médiateur de Paris : une autorité indépendante
Au quotidien, Claire Brisset et son équipe reçoivent les requêtes des parisiens et des non parisiens ayant un litige déjà constitué avec la Ville. Il peut s’agir d’un problème social, de crèches, de voirie, d’insalubrité, ou avec un membre du personnel de Paris.
Grâce au rapport qu’elle rend chaque année sur son travail, la médiatrice est en mesure de proposer des réformes pour améliorer le quotidien des parisiens. Elle peut être saisie de plusieurs manières : par courrier, sur Internet ou en se rendant directement dans les permanences : "Les permanences nous permettent de recueillir la moitié des requêtes. Situées principalement dans des maisons d’accès au droit, les permanences doivent être développées dans les mairies pour être plus accessibles."
Aujourd’hui, il existe 17 permanences dont 10 se situent dans des mairies d’arrondissement. Le 2e arrondissement inaugurera sa première permanence au mois de décembre. La médiatrice a notamment rendez-vous avec Rachida Dati, maire du 7e, la semaine prochaine.
Après une question de Dominique Dussart, adjointe déléguée à l’urbanisme, au logement, à l’environnement et au développement durable, la médiatrice précise qu’elle n’est pas mandatée à régler les conflits concernant des situations individuelles privées, un litige doit être constitué avec la Ville.
Après avoir déploré l’absence des représentants associatifs du 2e arrondissement, Christophe Lekieffre, seul élu d’opposition, demande quel est le profil-type des bénévoles médiateurs. "Ce sont souvent des retraités, ayant exercé ou non dans le droit et qui font ça pour rendre service" répond la médiatrice. Il faut également être gentil, bienveillant et bien connaître les rouages de la ville afin de bien orienter les citoyens.
La médiation au sein des logements sociaux
En revanche, elle ne prend pas en charge les litiges entre les locataires eux-mêmes. Depuis avril 2011, Paris Habitat a reçu 1.000 demandes. "Traitez-vous les échanges de logements entre locataires, lorsque par exemple leur situation familiale change ?" demande Roberta Bernard, adjointe déléguée à la vie scolaire et à la petite enfance.
Danièle Aguanno répond par la négative mais la médiatrice de Paris souligne que ce genre de requêtes peut lui être envoyé et qu’elle sera observée avec plus de bienveillance.

La médiation de nuit avec Paul-Andrew Krieger
Après avoir effectué un stage en 2010, il commence son travail et a traité depuis 12 dossiers, avec 80% de succès. "Je réunis une première fois les parties pour fixer des engagements et nous nous revoyons lors d’une seconde réunion pour vérifier si les deux parties ont effectué leurs promesses" ajoute-t-il. En moyenne, les litiges sont réglés au bout de quatre mois de négociations.
L’Association Nationale des Médiateurs
La présidente explique : "Contrairement aux autres formes de médiation qui rendent un avis, nous proposons aux deux parties de trouver elles-mêmes une solution à leur litige". Une solution payante puisque les parties s’investissent d’autant plus pour régler la situation. Après une heure de débat et d’informations, Jacques Boutault ouvre la séance du conseil d’arrondissement.