Interrogée par Paris Tribune, Muriel, qui travaille dans le restaurant Chez Mamane, rue des Cinq Diamants, plaide : « 16h, c’est vraiment excessif (…) l’arrêté préfectoral casse ‘l’ambiance de village’ du quartier »... «Tout ça c’est à cause de l’Association des riverains de la Butte, dirigée par Anne Penneau, qui ne cesse de multiplier les plaintes ».
Mahfoudh, électricien rue des Cinq Diamants, et grand habitué de Chez Mamane confirme : « Elle s’est d’abord attaquée aux bacs à fleurs. Elle s’en est ensuite pris aux vélibs. Et maintenant elle embête tout le monde avec son arrêté préfectoral ».
Malgré plusieurs tentatives, Paris Tribune n'a pas réussi à joindre Anne Penneau. Néanmoins, celle-ci déclarait dans Leparisien.fr le 16 septembre 2010 : "On n'en peut plus, la rue de la Butte-aux-Cailles est devenue une terrasse géante à ciel ouvert ! (...) Ces établissements ne respectent aucune règle et personne ne leur dit rien. » Des protestations qui resteraient d'actualité.

Cette mesure ne mécontente pas que les commerçants. Les riverains aussi protestent. « Le collectif des Cailleurs », association de riverains indépendants des commerçants, dénonce l’arrêté. « C’est une façon aussi pour eux de dire qu’Anne Penneau ne les représente pas », ajoute Muriel.
Karim, qui travaille à l’épicerie Cours des Halles, sur la Butte, critique également cette nouvelle mesure, qui, selon lui, « va tuer le quartier ». Pour lui, l'arrêté est totalement insensé. « Quand les gens viennent acheter une bière le soir, je suis obligé de leur dire que ce n’est pas possible. Ils croient que je rigole tellement cet arrêté est absurde ! »

Au courant du mécontentement des uns et des autres, Francis Cambrouze appelle donc, lors du conseil d'arrondissement, à soutenir la pétition établie par « le collectif des Cailleux ». Pour lui, cet arrêté constitue une atteinte contre les libertés publiques. Le maire du 13e arrondissement, Jérôme Coumet, devrait rencontrer les riverains et les commerçants dans les prochains jours.
