
Saluons en premier lieu un casting très réussi : Mélanie Laurent, une jeune juive attendrissante cherchant la vengeance, a tapé dans l’œil d’un « héros de guerre » nazi, joué par le craquant Daniel Brühl.
Brad Pitt, scalpeur de nazis à l’accent canaille irrésistible, forme avec Christophe Waltz, colonel SS (prix d’interprétation à Cannes), un duo haineux remarquable. La divine Diane Kruger n’est pas en reste non plus, dans un rôle de superstar allemande espionne pour le compte des américains.
Les intrigues s'entremêlent et fusionnent intelligemment, et toujours avec ce côté cow-boy que l’on affectionne tant chez Tarantino.
Les adrélino-dépendants ne seront pas déçus : l’action est vive, crue, voire sanglante, sans pour autant que d'éventuelles âmes sensibles aient à s'abstenir.
L’humour est omniprésent, et le rire (voire le fou rire) se déclenche à certains moments bien précis ; chaque péripétie dévoile un nouveau pan d’une mécanique soigneusement orchestrée par son créateur.
Les amoureux de l’Histoire y trouveront cependant à redire : dans la version ici présentée, Hitler succombe à un tir de mitraillette, pris au piège dans une salle de cinéma.