
En août 2009, dix des anciens artistes squatteurs (choisis par une commission) et vingt-deux nouveaux artistes ont le droit de faire de l'endroit leur atelier.
Aujourd'hui, chaque artiste s'engage à payer un loyer symbolique de 130€, une somme modique pour les 1500 m² que couvre l'immeuble. Une aubaine qui a déjà profité à 12 collectifs relogés et pérennisés par la Ville de Paris. « Il y quelques semaines les murs étaient blancs », rapporte David Hardy alias Suisse Marocain, un artiste peintre du collectif, « mais beaucoup d'entre nous s'en sont appropriés en les taguant ».
Gaspard Delanoe, locataire heureux d'un petit espace de travail au 4ème étage, explique que l'idée est de faire du lieu d'exposition un lieu à part. « Ce n'est pas une galerie qui expose, ni un musée qui sacralise, mais un atelier qui fait réfléchir ».