Interrogé hier soir, Jean-François Legaret explique que « ce n'est pas une candidature nouvelle ou insolite », s’étant déjà présenté en 2008 et ayant été battu «de très peu» (ndlr : à 3 voix d’écart) par un autre Jean-François, candidat à sa propre succession. « Cette élection revient et entre-temps un certain nombre de choses ont évolué » résume-t-il.
Parmi elles, le chantier des Halles : « On est aujourd’hui dans un blocage et dans une impasse ». Le chantier, coûteux, est nécessaire pour le maire du 1er, même s’il va bien évidemment perturber la vie du quartier pendant de nombreuses années : « On a besoin de beaucoup de concertation » plaide-t-il, or « on a entièrement focalisé sur le Jardin des Halles qui ne fait pas l'unanimité et on ne parle pas du pôle transport ». A cela s'ajoutent les commentaires des habitants : « On sort d'une élection et c'est parfois démoralisant d'entendre les gens dire « on ne vous entend pas », « on n'entend que Bertrand Delanoë ».
S'il est élu à la présidence de l'UMPPA, le soldat Legaret veut remettre à plat la stratégie du groupe avec un leitmotiv : « A nous de nous comporter en opposant». «Globalement sur les Halles, le stade Jean-Bouin, la fiscalité à Paris, notre position d'opposant n'a pas été suffisamment lisible » énonce-t-il. Avant d'enfoncer le clou : « ll n'y a pas suffisamment de méthode pour une stratégie audible. »

Adaptant, voire même améliorant, le style de la tête de liste UMP à la région Ile-de-France Valérie Pécresse qui lance son groupe à l’assaut de Paris depuis l’assemblée régionale, le soldat Legaret, président de la commission des finances à la Mairie de Paris, membre de la commission des appels d'offres et ancien adjoint au Maire de Paris chargé des finances, fait partie des élus parisiens les mieux informés. Sa stratégie repose sur une assiduité à toutes les séances, commissions et réunions où il est désigné, ce qui lui permet une connaissance très actualisée des dossiers parisiens.
Alors « faites Lamour pas Legaret ? » Réponse le 9 avril.