L’élue du Nouveau Centre, c’est elle.
« Mais sans doute préfère-t-elle » poursuit-il, « apporter son soutien aux partis de gauche et voter avec eux au Conseil de Paris, plutôt que de respecter le pacte majoritaire conclu avec l’UMP lors des élections municipales.»
Diffamation et/ou dénigrement, Geneviève Bertrand demande la correction du texte et des excuses. Sinon, c’est le dépôt d'une plainte en diffamation.
Olivier Passelecq refuse et la met au défi : « C’est une tribune politique et donc vous pouvez aller porter plainte si vous pouvez le prouver ». Avant d’ajouter : « Vous n’aurez pas d’excuses et si vous voulez portez plainte, allez-y ». Selon lui, Geneviève Bertrand doit choisir son camp. En clair : celui de l’UMP.
D’un ton très calme, Jean-Pierre Lecoq essaye de répondre objectivement à la question en argumentant. Il rappelle qu’au Conseil de Paris les positions de Geneviève Bertrand étonnent.
Prise sur sa liste d'union lors des municipales de 2008 à la demande d’Yves Pozzo di Borgo et de Françoise de Panafieu, il explique que l’interprétation qui est faite de certains de ses votes « peut être délicate ».
Dans la salle, tout le monde retient son souffle. Les deux élus-avocats, l’un au PS et l’autre à l’UMP Radical, ne disent mot.
Dans un conseil d’arrondissement où les débats se mènent souvent de manière biaisée, l’audace de l'intervention de Geneviève Bertrand semble gêner.
Si la majorité croit devoir la critiquer, la manière a de quoi surprendre. Et si le lynchage fort heureusement n'existe plus, quelques individus lapident encore les femmes, hélas.
