La Convention, le mot fait frémir ou enthousiasme.
La Convention, c'est l'Assemblée constituante qui gouverna la France pendant la Révolution de 1792 à 1795, dans sa phase radicale ; son premier président est Maire de Paris.
C'est Danton puis Robespierre avant que Barras, celui qui fait tomber Robespierre, et les Thermidoriens ne mettent un terme à la Terreur.
Le point culminant : le procès et l'exécution de Louis XVI, ou comment séparer par la décapitation le Roi divin de la Nation, la tête d'un côté, le corps de l'autre.
Il y a quelques mois le conseil de Paris refusait de donner le nom d'une voie parisienne à Robespierre et le Maire de Paris s'honorait qu'aucune rue Thiers n'existe à Paris, alors qu'elle traverse le 16e arrondissement.
Cette place au sein de la rue de la Convention doit avoir un nom. Certains avaient projeté, il y a quelques mois, de l'attribuer à Geneviève Anthonioz de Gaulle, résistante pendant la Seconde guerre mondiale. Aujourd'hui, c'est le voeu voté qui retient le nom de "Place de la laïcité".

Dans une explication de vote, Alexis Corbière (PC), conseiller de Paris du 12e arrondissement, tient à préciser qu'il ne s'exprime pas au nom de son groupe et qu'il va "à l'essentiel" : "C'est avant tout un principe d'organisation des dépenses publiques", explique-t-il car la Mairie de Paris "donne des subventions à des crèches confessionnelles" d'un montant supérieur "à ce que la loi autorise (...) et je souhaite que l'observation de la laïcité soit affirmée, respectée".
Marinette Bach (PS), conseillère du 20e arrondissement demande à "soutenir ce voeu (...) il existe une place de la Concorde, un parvis des Droits de l'Homme (...) ce n'est pas un mot vide de sens". Elle se réjouit de l'inauguration prévue le 9 décembre, "date anniversaire de la loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat et du Sermon de Vincennes pour la défense de l'école publique".
Sylvain Garel, pour le groupe Europe Ecologie Les Verts et Apparentés, indique que son groupe ne votera pas le voeu : "la seule place, ce serait la place Jean-Paul II !" (ndlr : le parvis de la cathédrale Notre Dame de Paris).

Le Président Nicolas Sarkozy avait appelé, dans son discours de Latran à Rome en décembre 2007 puis à l'Elysée en septembre 2008, à la laïcité positive : "Nos sociétés ont besoin de respect, de dialogue et de tolérance". Alors, pourquoi pas la "Place de la laïcité positive", une appellation plutôt correcte pour réparer les effets dévastateurs de la Convention ayant nié tout "vivre ensemble" ?
Passer de la place sans nom, dite "place de la Convention", rappelant la Terreur, à la "Place de la laïcité", dont le concept naît sous la IIIe République, voilà un raccourci historique bien embêtant pour ceux, notamment les jeunes, qui n'ont plus de repères historiques.
S'il s'agit de donner le change à ce mot terrible, la "Convention", qui a tranché les racines de la France et dont les effets sont encore ressentis aujourd'hui, pourquoi ne pas avoir attribué la place sans titre à celui qui a rétabli l'équilibre en faisant tomber Robespierre : Barras ?
Une place Paul Barras (1755 - 1829) que n'existe pas encore à Paris, du nom de celui qui incarne la tolérance dans l'esprit de la laïcité, chère à Claude Dargent, à Alexis Corbière, à Marinette Bach, à Sylvain Garel, à la Première adjointe au Maire de Paris et au Président de la République.
Articles :
- Partie 1 : La Terreur sous la Révolution aurait-elle pu être évitée il y a 220 ans ?
- Partie 2 : La Terreur sous la Révolution aurait-elle pu être évitée il y a 220 ans ?
- Partie 3 : La Terreur sous la Révolution aurait-elle pu être évitée il y a 220 ans ?
- Partie 4 : La Terreur sous la Révolution aurait-elle pu être évitée il y a 220 ans ?
- Partie 5 : La Terreur sous la Révolution aurait-elle pu être évitée il y a 220 ans ?
- Partie 6 : La Terreur sous la Révolution aurait-elle pu être évitée il y a 220 ans ?
- Partie 7 : La Terreur sous la Révolution aurait-elle pu être évitée il y a 220 ans ?
- Partie 8 : La Terreur sous la Révolution aurait-elle pu être évitée il y a 220 ans ?
- Partie 9 - dernière partie : La Terreur sous la Révolution aurait-elle pu être évitée il y a 220 ans ?
- 24 septembre 2012 : « La République est une et indivisible » depuis 220 ans
- 22 septembre 2012 : 220e anniversaire de la naissance de la République.
- 10 août 2012 : 220e anniversaire de la chute de la Monarchie.
- 22 juin 2011 : Le Maire de Paris ne connaît pas la rue Thiers.
- 15 juin 2011 : Une guillotine à l’Hôtel Drouot.
