Un choix que conteste avec toujours autant de force Jean Tibéri qui réclame un schéma superposant le nombre de places supprimées dans l’arrondissement à cause de Vélib, d'Autolib et maintenant du double-sens cyclable. « On est en train de tuer le commerce ! » s’insurge l’élu pour qui l’accumulation des suppressions de places pose problème. Il demande à ce qu’il n’y ait pas de suppression de places de stationnement dans les rues à double-sens pour les vélos.
Selon lui, le texte ne dit d’ailleurs pas que les rues à 30km/h doivent obligatoirement être transformées en rues à double-sens cyclable. « Ce sont des recommandations » souligne le maire car « ce texte a des exceptions et parmi ces exceptions, nous affirmons que le Maire de Paris peut décider de ne pas mettre de contre-sens. »
Ce n’est pas l’avis de Lyne Cohen-Solal, son opposante en politique, pour qui « l’article 13 s’applique sans exception ». « La loi n’oblige pas, elle le permet » résume l’ancien magistrat. L’élue PS, adjointe au Maire de Paris en charge des commerces est partisane de demander « le déclassement » de certains endroits « et donc ils ne seront plus des zones 30 » . « Un retour en arrière » pour le maire du 5ème qui rappelle que les zones 30 ont été « créées pour la tranquillité » et non pas pour redevenir des rues où l’on pourra circuler à + de 30km/h avec des problèmes de sécurité. Il préfère demander la limitation des suppressions de places de stationnement.
« Quoiqu’on dise, cela sera fait » accuse Jean Tibéri « même si on fait des vœux ». « Ce n’est pas la Mairie de Paris qui a fait la loi » rétorque Lyne Cohen-Solal rappellant qu’elle-même est « embêtée » car elle est « contre ce principe de faire circuler les cyclistes ». « C’est un peu facile de dire que c’est au Maire de Paris d’empêcher d’appliquer la loi» annonce l'élue avant de proposer une réunion publique avec le cabinet de Jean-Louis Borloo et la Préfecture de Police de Paris.
Dans les cas de dérogations possibles, la suppression de places peut être annulée en raison du « caractère dangereux » des voies, décidé par les services de la voirie en concertation avec la Préfecture de Police de Paris.
Les doléances sont nombreuses du côté des associations et des habitants.
