A l'annonce le 2 juin 2015 du dispositif des pastilles relancé par Ségolène Royal, Ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, la joie de l'exécutif parisien est palpable : les pastilles de couleur permettront d'identifier les niveaux de pollution à Paris des véhicules essence, diésel et électriques en circulation. L'automobiliste candidat à la vertu écologiste pourra afficher fièrement sur son pare-brise le niveau de pollution de son véhicule. Celui qui arborera une pastille bleue ou verte pourra circuler et stationner plus facilement en cas de pic de pollution. Le numéro d'immatriculation du véhicule étant inscrit sur la pastille, les services de police pourront aussi repérer plus facilement le véhicule en cas de circulation alternée.
"Nous avions souhaité la mise en place d’un tel dispositif qui trouve toute sa place dans le plan pour l’amélioration de la qualité de l’air, que je porte avec mon adjoint, Christophe Najdovski ; je me réjouis donc de sa mise en œuvre effective".
Anne Hidalgo, communiqué de presse, 2 juin 2015.
Depuis la révélation du scandale et par conséquent de l'existence de voitures réputées propres alors qu'elles ne le sont pas forcément, aucune déclaration n'a été observée chez la Maire de Paris. Anne Hidalgo et l'Etat prépareraient donc en toute sérénité la mise en place des fameuses pastilles le 1er juillet 2016 à Paris.
Or, la Ville de Paris et la Préfecture de police risquent de ne pas verbaliser les bons véhicules. C'est tout le système des pastilles qui s'effondre et qui reste au travers de la gorge d'Anne Hidalgo.