
C’est lors des Jeux olympiques de 1920 à Anvers que ce jeu s’exporte pour la première fois en Europe, l’équipe de natation brésilienne le pratiquant régulièrement pour s’échauffer avant les compétitions. Malgré son fort succès depuis des décennies, les règles officielles de jeu ne seront rédigées que bien plus tard, en 1973, et le 1er championnat professionnel brésilien voit le jour en 1987.
Aujourd’hui des milliers de brésiliens de tout âge et de tout sexe s’adonnent à la peteca en club, ou à la plage. Il est même au programme d’éducation physique et sportive des collèges et lycées au Brésil.
En France, il existe une fédération depuis 1997. Le sport se pratique de façon sporadique surtout en milieu scolaire.
Un mixe entre le badminton et le volley-ball.
Le court séparé en deux camps par un filet, reprend les dimensions d’un terrain de badminton où deux joueurs s’échangent la peteca en la frappant avec la paume de la main. Lorsqu’un des joueurs ne réussit pas à la renvoyer par dessus le filet, le point revient à l’adversaire. Deux modes de jeu sont possibles : soit en 12 points soit un relevé du score après 12 minutes.
Unique sport ambidextre, la peteca doit être frappée d’une seule main et en un seul coup. Il se pratique en simple ou en double sans aucune passe entre coéquipier. Pour les plus jeunes ou les débutants, afin d’éviter de se faire mal, les animateurs de Paris-plage qui encadrent l’initiation proposent des « paumettes » pour mieux renvoyer le volant.
« C’est une activité qui plait surtout aux familles. C’est facile d’intégrer les fondamentaux pour peu que vous ayez fait du volley ou du badminton à l’école » témoigne Julien l’un des éducateurs sportifs. Il ajoute : « Les enfants jouent le plus souvent contre leurs parents qui ne se sentent pas du tout dépassés puisque c’est nouveau pour pas mal de gens ».
