Le Val de Grâce devrait fermer en 2017
François Fillon (UMP), député de la 2e circonscription de Paris comprenant la totalité du 5e arrondissement et le nord des 6e et 7e arrondissements, confirme au micro d'Europe 1 le 28 octobre 2014 avoir demandé, la veille de l'émission, à Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, de sauver les activités médicales du Val de Grâce :
"Je ne me résous pas la fermeture du Val de Grâce qui est un symbole de la médecine militaire française. Il y a des besoins hospitaliers sur Paris notamment avec l'Hôpital Cochin et moi j'ai demandé au ministre de reconsidérer cette décision et d'envisager une véritable fusion de Cochin et du Val de Grâce pour maintenir cette offre de soins dans cette région de la capitale".
Le service d’urologie de l’hôpital du Val de Grâce figure notamment dans le Palmarès des Hôpitaux et Cliniques, édité par le magazine Le Point en août 2014, comme étant l'un des meilleurs services hospitaliers pour la prise en charge des pathologies prostatiques, dont le cancer de la prostate. Mais l'hôpital aux 380 lits nécessite d'importants travaux selon des représentants de syndicats des personnels civils : 50 millions d'euros auraient déjà été dépensé pour des travaux de remise aux normes alors qu'il en faudrait 250 millions.
Avec une fermeture programmée en 2017, si rien ne vient contrecarrer les mesures prises de "restructurations", le pôle médical et les 800 personnels militaires et civils affectés à l'hôpital seraient transférés dans les deux hôpitaux d'instruction des armées situés en région parisienne, à l'Hôpital Percy à Clamart dans les Hauts-de-Seine et à l'Hôpital Bégin à Saint-Mandé dans le Val de Marne.
Outre l'hôpital, le Val de Grâce comprend sur la partie historique du site l'Eglise du Val de Grâce, le Musée des Services de Santé des Armées, expliquant les fondements et les vocations multiples de la médecine aux armées, et l'Ecole du Val de Grâce. Créée le 1er octobre 2005, celle-ci fédère l'ensemble de l'enseignement et de la formation des différents personnels du Service de Santé des Armées, des praticiens, des militaires infirmiers techniciens des hôpitaux des armées, et des civils. Ils resteront sur place.
