Philippe Goujon, député de Paris et maire du 15e arrondissement paraît favorable à la création d’un jardin partagé et explique que "depuis fort longtemps nous essayons de sortir la rue Castagnary de son délabrement".
Olivier Rigaud, vice-président de l’Association Jeunes Parisiens de Paris créée en 1991, soutient la population et souhaite "redynamiser le secteur de la rue Castagnary laissé à l’abandon depuis plus de 20 ans". L’objectif principal est de redonner vie à ce quartier. Elle fait la promotion de la végétalisation du quartier et notamment celle de la rue Castagnary, cherchant à "préserver le cadre de vie des parisiens et créer un patrimoine à passer entre les générations", explique Philippe Prince, président de l’association.

Pour les habitants du 15e arrondissement, les cuves de la Compagnie Parisienne de Chauffage Urbain (CPCU) situées au 57 rue Castagnary représentent un vrai danger. Le 16 décembre 2008, un convoi CPCU arrive trop vite en fin de voie et s’arrête, avant de tomber directement sur la poissonnerie. Ce wagon existe toujours sur les voies et rappelle sans cesse ce mauvais souvenir. Peu à peu tagué, il est le symbole d’un accident qui aurait pu avoir des conséquences bien plus dramatiques. Les riverains supportent déjà la vue de ces cuves chaque jour, ils souhaitent donc s'offrir un peu de détente et de nature sur leur lieu de vie.

Il y a déjà "40 % de logements sociaux" dit un riverain, "il ne faut pas faire de gros logements sociaux mais plutôt des petits. On a déjà suffisamment de logements sociaux dans notre quartier" rajoute un autre excédé par la politique du logement social de Bertrand Delanoë .
Le projet de jardin partagé permettant aux habitant de se retrouver dans un endroit convivial s’inscrit dans le développement durable. Déjà présenté en Conseil de Paris, il a été rejeté. Plusieurs lettres ont été adressées à Bertrand Delanoë, Maire de la Ville de Paris, et Anne Hidalgo, Première Adjointe au Maire en charge de l'urbanisme et conseillère de Paris du 15e arrondissement. Les lettres sont consultables sur le site de l’association. L’association ne comprend pas pourquoi la Mairie insiste "à vouloir construire des logements sociaux sur des terrains qui semblent inappropriés". Elle garde bon espoir, avec le soutien des riverains, de convaincre le Maire et sa Première Adjointe.
