
Le journaliste Philippe Caloni :
Un autre livre vient de sortir signé d’un pseudonyme. Il s’agit « De la reconquête », chez Fayard, un livre signé Caton.
Caton, qui est-ce ? Je n’en sais rien mais si je lis le début du prière d’insérer cela donne ceci :
« On comprend que la personnalité qui a choisi d’écrire ce livre sous le pseudonyme de Caton ait jugé prématuré de s’exprimer à découvert. Son analyse lucide du pouvoir d’aujourd’hui mais aussi bien de celui d’hier et de la situation actuelle de l’opposition, pourrait lui valoir un tir croisé qui la propulserait définitivement « ailleurs », ailleurs entre guillemets ».
Caton est quelque part au téléphone en France. Caton, bonjour ! »
Caton :
(François Hollande est Caton).
Journaliste :
Caton :
Et qu’à partir de là, j’ai voulu dire la vérité. La vérité à mes amis d’abord et la vérité aux Français. La vérité, c’est tout simplement que le pouvoir socialiste ne tombera pas comme un fruit mûr.
Et ceux qui laissent entendre que nous pouvons, c’est à dire nous la droite, revenir au pouvoir dans les mois qui viennent, ou même dans les deux années qui viennent, se trompent et trompent les Français, démobilisent nos amis.. C’est la première vérité. Ce n’est pas parce que Pierre Mauroy est à Cayenne ce matin que nous sommes débarrassés de la gauche !
Deuxième vérité à dire, eh bien, elle est toute simple. C’est que nous ne reprendrons le pouvoir, nous qui incarnons les valeurs du conservatisme de progrès, que si nous proposons aux Français un projet, des idées, aussi des visages nouveaux, le mien n’est peut-être pas nouveau, c’est pour cela que j’ai pris ce pseudonyme mais que j’assure mes amis de se débarrasser des visages qui nous ont conduit là où on en est, c’est-à-dire avec la gauche au pouvoir ! J’invite, j’invite aussi à réfléchir sur ce point.
Mes amis, la stratégie de la peur ne nous a pas permis de garder le pouvoir, elle ne vous permettra pas non plus de le reprendre ! »
Journaliste :
Caton :
Journaliste :
Caton :
Journaliste :
Caton :
Journaliste :
Caton :
Et que je pense que nous n’arriverons à vaincre la gauche, qui n’est pas aussi malade qu’on la présente, et c’est une erreur, et j’insiste beaucoup là-dessus, de penser que la gauche est fragile, que la gauche est malade ! Il n’y a qu’à voir ce qu’ils ont fait en deux ans, ce n’est pas seulement de l’effeuillage de la rose, c’est aussi une politique cohérente d’adaptation de la société française et cela nous fait peur !
C’est pour ça que je pense que nous devons, nous aussi, présenter un projet aux Français et un projet clair, un projet de demain !
Je n’ai pas dit un programme ! Je crois que ce serait très dangereux que nous présentions un programme commun ou non commun aux Français. Il n’y a qu’à voir ce que Jacques Chirac a été obligé de faire, annonçant un programme de réduction - et il avait raison - des fonctionnaires, un programme de réduction des dépenses, et trois jours après, être obligé de dire qu’il n’avait pas dit tout cela !
Alors, j’ai deux choses à dire aussi. Croyez-moi, la gauche est là pour longtemps, je l’ai déjà dit, et il n’y a qu’à entendre Edmond Maire qui annonce un plan de rigueur, comme si maintenant les syndicats étaient en conformité avec ce plan et avec ces plans à venir.
Et puis une deuxième chose, je l’ai dit aussi. Pas de stratégie de la peur. On nous a donné les chiffres de l’endettement.
Avec mes collaborateurs, nous avons étudié. Je suis inquiet de l’endettement de la France mais je ne veux pas non plus donner l’impression aux Français que le Fonds Monétaire International, vous savez cette instance qui vient quand il n’y a plus de moyens pour un pays d’honorer ses dettes, eh bien que le Fonds Monétaire International est à nos portes !
Et l’endettement, contrairement à ce qu’a dit Giscard d’Estaing, s’il est en progression, il n’est pas aussi haut qu‘on le croit. Deux chiffres qui sont pour l'instant relativement secret mais que je dis aux Français.
Cet endettement n’est pas de 15.000 Francs par personne comme Giscard d’Estaing l’a dit mais de 11.500 Francs par personne active.
Et le service de la dette n’est pas, comme l'a dit Giscard d'Estaing de 2.000 Francs par Français mais de 1.200 Francs.
Cela ne veut pas dire que j’exonère la gauche de la responsabilité d’endettement mais je précise les choses pour ne pas faire croire aux Français que nous allons obtenir demain un pouvoir s’installer sur notre verger ! »
Journaliste :
Caton :
Journaliste :
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