C’est une première pour le britannique Sir Nicolas Bratza, qui préside l’institution depuis le 4 novembre 2011 à la suite du retrait du président français Jean-Paul Costa atteint par la limite d’âge.
Sir Nicolas Bratza interpelle la France et les autres Etats membres : « Il semble que les droits de l’homme, l’état de droit et la justice perdent de l’importance au sein des priorités politiques dans le climat économique actuel. Or, en ces temps incertains, il importe justement de ne pas oublier que les droits de l’homme ne sont pas un luxe et que leur protection relève de la responsabilité commune. Nous ne devons pas cesser de veiller à ce que la Cour défende avec force, courage et indépendance le respect de la Convention européenne des droits de l’homme ».
La Cour Européenne des Droits de l’Homme a été créée à Strasbourg par les Etats membres du Conseil de l’Europe en 1959 pour connaître des allégations de violation de la Convention Européenne des Droits de l’Homme de 1950.
Au 1er janvier 2012, environ 151 600 affaires sont pendantes devant l’une des formations judiciaires de la Cour. Plus de 60 % concernent cinq pays : la Russie, la Turquie, l’Italie, la Roumanie et l’Ukraine.
L’activité de la Cour est en constante augmentation. 64.500 nouvelles requêtes complètes en 2011 contre 27.200 en 2003.
En 2011, la Cour a examiné 52.118 requêtes et elle a rendu 1.157 arrêts sur 1.511 requêtes déclarées recevables.
En effet, certaines requêtes sont examinées par une Chambre de la Cour puis, par la Grande Chambre, lorsque les conditions spécifiques sont réunies.
Comme chaque année un nombre élevé de requêtes a été déclaré irrecevable.

Mais, n’oublions pas l’observation toujours actuelle de Molière : « Bon droit a besoin d’aide ».
Gérard DUCREY
Avocat au Barreau de Paris
Cabinet DUCREY Avocats-libertés.
- Texte participatif du 4 juillet 2012 : La Cour Européenne des Droits de l’Homme protège la liberté de la presse par deux arrêts du 28 juin 2012.
- 1er février 2012 : Recevabilité devant la Cour Européenne des Droits de l'Homme.