Il en résulte que la moyenne d’âge est modifiée. Elle est aujourd’hui de 61 ans. Près d’un sénateur sur quatre a exercé dans l’enseignement, tandis qu’un sur six est fonctionnaire en dehors de l’Education nationale, et qu’un sur huit exerce une profession libérale. Le scrutin a permis l’élection de 7 femmes sénatrices de plus, ce qui porte leur nombre à 87. Parmi elles, Samia Ghali réélue dans les Bouches-du-Rhône sauve son siège à quatre voix au grand dam de Jean-Claude Gaudin, le sénateur maire de Marseille qui n’a pu obtenir que la réélection des trois sénateurs sortants inscrits sur sa liste et de Jean-Noël Guérini, le socialiste dissident dont la liste a obtenu trois sièges et qui n’aurait pas été mécontent de l’échec de sa concurrente. Le sénateur le plus chanceux est Jean-Yves Roux, candidat socialiste dans les Alpes-de-Haute-Provence qui est élu grâce à la division des deux candidats UMP et divers droite et qui, minoritaire dans un scrutin majoritaire, triomphe au second tour. Alain Juppé, candidat à la Présidence de l’UMP, s’est réjouit du succès de sa formation politique au plan national mais il a pu constater que son aura personnelle n’a pas séduit les grands électeurs de la Gironde puisque les 6 sénateurs sortants ont été réélus avec un match nul 3 à 3 entre la droite et la gauche.