Ne siégeant pas au conseil de Paris, Ghislaine Salmat (PS) prend la parole au conseil d'arrondissement sur le sujet. Pour l'élue d'arrondissement, cette nouvelle mesure contribue à une plus grande justice sociale. Elle souligne que s'il n’y a eu que quatre demandes de remboursement depuis que le nouveau système de tarification a été mis en place, c’est parce que le maire a sous-informé ses habitants quant aux modalités de la réforme. Claude Goasguen conteste : « Nous avons mis des affiches dans les écoles ! » Pour Ghislaine Salmat, ce n’est pas suffisant : « Vous avez mis des affiches certes, mais vous n’avez pas envoyé de courriers aux parents d’élèves (…) D’ailleurs, on a l’impression que lorsque vous défendez une mesure, vous vous assurez que les parents soient au courant, en mettant des mots dans les cahiers de correspondance des élèves. En revanche, si la mesure ne vous convient pas, vous vous contentez de mettre des affiches ».
Claude Goasguen vote contre la délibération. Avec ses homologues du 6e, du 8e, du 15e et du 17e arrondissement, il a contesté la mesure devant le tribunal administratif, en vain. Tous sont donc dans l'obligation d'appliquer la nouvelle mesure, et de fait, l'appliquent mais pas depuis la rentrée du mois de septembre 2010. Le bras de fer continue, puisque la Ville de Paris cherche à faire appliquer rétroactivement les tarifs.