Il est question selon lui d'un combat à mener et d'un choix à faire face à "l'échec du quinquennat." Les mots sont moins durs que ceux prononcés en novembre 2010 au Grand Rendez-vous Europe 1 - Le Parisien - Aujourd'hui en France : "je dis que Nicolas Sarkozy est aujourd'hui un des problèmes de la France, et parmi les principaux problèmes qu'il faut régler, et qu'il est temps que cette parenthèse politique que nous vivons depuis 2007 doit être refermée".
Changement de méthode en 2012 : Dominique de Villepin annonce une lettre "aux parlementaires et élus de la majorité ainsi qu'à tous les autres pour tracer un chemin de rassemblement." Le candidat de la formation politique "République solidaire" défend ses idées à l'intérieur de la famille politique dont il est issu : la démocratie offrant la possibilité d'un choix, il souhaite un vote basé sur la différence d'analyse entre Nicolas Sarkozy et lui, et sur leur différence de conception de la France. L'ancien membre de l'UMP ne se trouve aucun point commun avec Nicolas Sarkozy : "je ne suis ni libre-échangiste, ni protectionniste, je suis pragmatique. S'il faut protéger nos industries, comme le font les Américains et les Chinois, je le ferai (...) Face à cette dette, je suis frappé par l'indigence de ce qui est fait et de ce qui est dit. Les uns nient qu'il y ait un problème, les autres font comme si résorber le déficit serait une solution miracle pour remettre la France sur les rails. La dette, la dette et encore la dette. Les deux approches sont inopérantes."
> Vidéo : extrait du discours du 16 janvier 2012.
> Vidéo : extrait des interviews le 16 janvier 2012.
Le Modem, qui en janvier 2012, est crédité de 12,5% (Ifop), de 14% (Ipsos) ou de 15% (Opinionway) des intentions de votes au premier tour. Azouz Begag, qui avait soutenu François Bayrou en 2007, fait partie des conseillers politiques de Dominique de Villepin et de République solidaire : "il faut essayer de faire face au défi qui sont face à eux, je souhaite bonne chance à celui qui sera à la tête de cet état dans 3 mois, cela ne sera vraiment, vraiment, pas gagné" explique-t-il en marge du discours du candidat Villepin, "il faut être heureux de voir qu'à droite Villepin incarne, à l'UMP en tout cas, une alternative : il était chef du gouvernement, il était chef de tous les ministres dont il parlait tout à l'heure, et qui sont toujours à l'UMP."
Dominique de Villepin veut croire à son système d'opposition et à des ralliements. Une conséquence mécanique du phénomène de cour en France : cherchant à être nommés dans un gouvernement ou simplement élus ou réélus aux législatives en 2012 et aux municipales en 2014, les femmes et les hommes politiques se poseraient la question : "est-ce que Nicolas Sarkozy a des chances d'être réélu ?" Prenant la température auprès des Français, ils se poseraient ensuite la question de savoir si "l'étiquette" UMP pourrait leur servir ou pas. En cas de réponse négative, Dominique de Villepin se dit prêt à les accueillir.
Les chances du candidat Villepin sont minimes. Dans les sondages de janvier 2012, la côte de Dominique de Villepin reste scotchée à 2% (Opinionway), 2,5% (ifop) ou encore 3% (CSA) d'intentions de votes au premier tour.
Articles :
- 13 février 2012 : Combien de candidats au 1er tour de l'élection présidentielle ?
Paris Tribune Indiscrétions:
- 13 février 2012 : Election présidentielle : la QPC de Marine Le Pen étudiée le 16 février, réponse avant le 22 février.
- 9 février 2012 : 11 000 euros pour obtenir 500 signatures.
- 1er février 2012 : Collecte de 500 promesses de signatures : le délai est rallongé de 7 jours.
- 18 janvier 2012 : Villepin inaugure son PC de campagne dans le 6e arrondissement.
- Paris Tribune Indiscrétions le 22 septembre 2011 : Dominique de Villepin passe la main à Jean-Pierre Grand.
- 28 octobre 2009 : Quand Villepin prend goût au combat.