Condamnés le 27 mai 2009 en première instance, à 10 mois de prison, 10 000 euros d’amende et 3 ans d’inéligibilité pour Jean Tiberi, et à 10 mois avec sursis, 5.000 euros d'amende et 3 ans d'inéligibilité pour Xavière Tiberi, le député-maire du 5e arrondissement et son épouse ont interjeté appel et nient avoir participé à une fraude électorale dans le 5e arrondissement de Paris
La Cour d'appel de Paris retient la QPC arguant du délai non raisonnable pendant lequel la justice a été rendue, ce qui révèlerait un dysfonctionnement du service public de la justice. La question est donc de savoir si, au-delà d'un certain délai pendant lequel la justice a été anormalement lente, la conséquence est l'abandon des poursuites.
Maître Antoine Comte, avocat d'une partie des plaignants, souligne "l'ironie" de la question, les époux Tiberi ayant, selon lui, "créé les conditions pour qu'ils puissent ensuite invoquer leurs propres turpitudes". Parmi les avocats de la Ville de Paris, Maître William Bourdon et Maître Joseph Breham notent que la Cour d'appel "n'a pas transmis" la QPC à la Cour de cassation, comme demandé par le Bâtonnier Jean-Yves Le Borgne, avocat de Jean et Xavière Tiberi ; elle n'a fait que surseoir à statuer jusqu'à être informée de la décision de la Cour de cassation ou du Conseil constitutionnel.

Une fois la réponse apportée à la question prioritaire de constitutionnalité 'y a-t-il eu, dans le procès des époux Tiberi, violation ou non du délai raisonnable prévu au code de procédure pénale ?' , le procès en appel pourra reprendre, sauf si les poursuites sont abandonnées.
- Paris Tribune Indiscrétions du 7 novembre 2011 : La QPC de Tiberi : réponse le 6 décembre.
- Article du 28 mai 2009 : 35 minutes de conseil d'arrondissement.